Compte rendu du Conseil Municipal du 22 avril 2026 - Point n° 24
Frédéric TOMASINI
Lors du conseil municipal d’hier soir, je suis intervenu sur le budget
2026 de la maison de santé. Un projet utile, attendu, sur lequel, en
apparence, il n’y a pas grand-chose à redire. Il faut dire que l’idée
n’est pas totalement nouvelle : elle figurait déjà
dans notre programme en 2020. À l’époque, elle ne semblait pas
particulièrement retenir l’attention de la majorité municipale. Comme
quoi… certaines idées finissent toujours par devenir intéressantes !!!
Mais mon rôle n’est pas de saluer les découvertes tardives. Mon rôle,
c’est de regarder ce qu’il y a derrière les annonces. Et à ce niveau-là,
le dossier devient nettement plus concret.
La commune annonce aujourd’hui une structure capable d’accueillir 28
professionnels de santé. Sur le papier, l’affichage est ambitieux. Dans
les faits, le projet prévoit 20 places de stationnement seulement : 9
pour les professionnels, 11 pour les patients.
Un niveau d’optimisation qui laisse peu de place à l’imprévu. Et
justement… l’imprévu est déjà là.
C’est ce point que j’ai soulevé en séance. Les plans initiaux
prévoyaient des places de parking directement autour du bâtiment — une
évidence pour ce type d’équipement. Sauf qu’aujourd’hui, ces
aménagements ne peuvent plus être réalisés, faute de place. Il
faudra donc créer un parking de l’autre côté de la route. Une solution
de repli qui arrive, disons-le, un peu tard dans la réflexion.
J’ai donc posé des questions simples : combien de places seront
finalement créées ? À quel coût pour la commune ? Des questions assez
basiques, finalement. Sur ce point, aucune réponse précise ne m’a été
apportée.
On passe ainsi d’un projet présenté comme abouti à un ajustement en
cours de route, qui entraînera nécessairement une dépense
supplémentaire, sans qu’elle soit aujourd’hui chiffrée. Une manière de
découvrir le coût réel… au fil du projet.
La question que j’ai posée reste pourtant très simple : comment peut-on
concevoir un tel équipement sans anticiper pleinement ses conditions
d’accès ?
Construire un bâtiment est une chose. S’assurer qu’il fonctionne dans la
réalité en est une autre. Et à Saint-Cyprien, entre le projet sur plan
et la réalité sur le terrain, il y a parfois quelques ajustements.
Et dans ce cas précis, cet écart se traduira, une fois de plus, par un coût supplémentaire pour la commune.

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